| Le G20, le retour des Etats et l'heure de la régulation |
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| Droit fiscal - Fiscalité internationale | |||
| Samedi, 02 Mai 2009 10:53 | |||
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Le groupe du G20 a réuni le 2 avril 2009 à Londres, les chefs d’états et de gouvernement de vingt pays de la planète. Un sommet très attendu.
La crise financière et économique mondiale, et plus particulièrement les affaires telles que celles concernant les dérives bancaires ou la rémunération des dirigeants, ont transformé les hommes politiques en porteurs d’espoir. Pour une partie de l’opinion c’est à eux de nous sortir de la crise. Leurs objectifs au G20 s’en font donc ressentir: restaurer la croissance universelle, renforcer la supervision et les institutions financières mondiales… en bref, poser les bases d’un « nouvel ordre économique mondial » pour rétablir la confiance et la transparence. Les principaux dirigeants ont montré leur volonté de mener une bataille contre le secret bancaire et les prises de risques excessifs.
Sous l’impulsion de la France et de l’Allemagne, la lutte contre les Etats fiscalement non coopératifs tels que les paradis fiscaux a été engagée. Pour faciliter cette lutte, l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique) a publié 3 listes. Une première liste, dite noire, recense 4 pays qui ont refusé de respecter les standards internationaux en matière fiscale. Une seconde liste, dite grise, comprend 38 pays dont Monaco, la Suisse et le Luxembourg, qui ne les ont pas « substantiellement » appliqués. Quatre critères ont été retenus pour la définition de paradis fiscal : des impôts insignifiants ou inexistants, l’absence de transparence, l’absence de coopération pour l’obtention de renseignements fiscaux et le fait d’attirer des sociétés fictives ou sociétés écrans. Contre tout espoir, ces « zones grises » de la finance ont finalement accepté d’assouplir leur législation du secret bancaire en cas de demande faite en ce sens par les autorités administrative fiscale ou judiciaire d’un pays tiers,. Une troisème liste énonce les pays qui appliquent “substantiellement” les règles internationales, comme la France, la Russie, les États-Unis et la Chine, Cette bataille contre l’opacité financière et la fraude fiscale étant l’une des priorités du gouvernement français, les grandes banques françaises se sont réunies à l’issue du G20. Nicolas Sarkozy a demandé aux banquiers de la place parisienne de réduire leur activité avec 42 paradis fiscaux épinglés sur la liste grise de l’OCDE. Une possible augmentation des fonds propres, ou la taxation des flux financiers entre les banques et les centres offshores est également envisagée.
Diane Forestier
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