| Le retour du "permis blanc" n'aura pas lieu… |
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| Droit pénal - Droit pénal général | |||
| Jeudi, 22 Octobre 2009 09:21 | |||
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Le domaine de la circulation routière a vu naître, ces dernières années, de nombreux contentieux, en particulier s'agissant du contentieux administratif du permis à points. L'arrêt du Conseil d'Etat en date du 13 mars 2009 a beaucoup fait parler de lui dernièrement, tant les interprétations – pour la plupart erronées – allaient bon train.
Face à ce contentieux particulièrement technique, Le Petit Juriste va tenter de vous offrir quelques clés de compréhension ...
En l'espèce, un chauffeur de taxi commet 11 infractions à la suite desquelles il perd la totalité de ses 12 points.
Effectivement, conformément à l'article L223-1 du Code de la Route, "le permis de conduire est affecté d'un nombre de points (ndlr : capital de départ fixé par défaut à 12 points, et 6 points pour les jeunes conducteurs). Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. Lorsque le nombre de points est nul, le permis perd sa validité". Et c'est le ministre de l'intérieur qui l'en informe.
Les circonstances de l'espèce ont permis d'engager une procédure de référé et conformément à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, "quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation (c'est le cas), le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque(…)" :
C'est ce point qui a précisément donné lieu à des interprétations erronées de cet arrêt du 13 mars 2009 : en effet, les associations d'automobilistes se réjouissaient d'un rétablissement du "permis blanc" créé en 1992 pour les professionnels de la route : il leur permettait de conduire malgré un solde de points nul sur leur permis de conduire, mais uniquement dans le cadre de leur profession. Il a été supprimé en 2004 et depuis les décisions, tant des tribunaux administratifs que du Conseil d'Etat, s'inscrivent dans une jurisprudence classique en ce sens.
Loubna Zrari
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