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Rencontre avec le Responsable de communication du Cercle Dijon Bourgogne

Rencontre avec le Responsable de communication du Cercle Dijon Bourgogne

 

La communication, pour les clubs professionnels, est primordiale. Elle a des impacts sur le public, les partenaires, les collectivités… Le Petit Juriste est parti à la rencontre du Responsable de communication du Cercle Dijon Bourgogne, Vincent FOURNIER.

 

Bonjour Vincent FOURNIER, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Vincent FOURNIER : J’ai obtenu un bac sportif à Chalon, je suis arrivé après à Dijon à la faculté d’informatique où j’ai passé un DEUG en mathématique, informatique et électronique au cours duquel j’ai fait beaucoup de programmation web. J’ai alors découvert l’univers de la communication et cela m’a vraiment plu. J’ai donc décidé de m’orienter vers une licence professionnelle multimédia à l’IUT service réseau et communication de Dijon. J’ai complété mes compétences avec une formation de conseiller en communication d’un an à la Chambre de Commerce.

LPJ – Comment s’est déroulée votre insertion professionnelle ?

V.F. : Durant ma formation de conseiller en communication à la Chambre de Commerce, j’étais avec une gardienne du Cercle Dijon Bourgogne (C.D.B.) qui partait dans un autre club, elle m’a dit que le CDB se professionnalisait et qu’il envisageait de créer un poste de Responsable de communication. Elle m’a mis en relation avec le Président du club et ça accroché tout de suite. Je suis arrivé au CDB au moment où la ligue féminine de handball venait d’être créée et entamait la professionnalisation des clubs féminins. En obtenant ce poste, j’ai réussi à concilier ma passion pour le sport avec mon métier.

LPJ – Pouvez-vous nous présenter votre club ?

V.F. : Le CDB est un club de handball exclusivement féminin qui existe depuis vingt ans maintenant. Jusqu’en 2012, le club fonctionnait uniquement en association. Par souci de professionnalisation, les dirigeants ont décidé de créer une société commerciale (une société par actions simplifiée) pour notamment répondre à des contraintes budgétaires et fédérales. La société sportive gère tout le secteur professionnel (l’équipe première notamment) et l’association sportive s’occupe du secteur amateur (les équipes de jeunes et le centre de formation). La stratégie adoptée au club était la suivante : pérenniser et structurer le secteur administratif du groupement sportif avant de s’intéresser davantage au sportif. On a surtout mis l’accent sur l’administratif ; pour le côté sportif, on s’appuyait énormément sur le centre de formation. On est actuellement dans une phase de transition où on est structuré administrativement, maintenant on bascule petit à petit vers la compétition : c’est-à-dire qu’on recherche désormais des résultats.

LPJ – La création de la société sportive a-t-elle eu des répercussions sur les finances du club ?

V.F. : La création de la société sportive a permis au club de toucher une subvention qu’elle ne touchait pas auparavant. En effet, l’association sportive touche une subvention de la mairie de Dijon et la société sportive une subvention la communauté d’agglomération (le du grand Dijon). Cette structuration du club a permis de stabiliser le budget du club à environ un million d’euro par an. Elle nous permet également d’intéresser d’avantages d’entreprises qui préféreront traiter avec une structure professionnelle plutôt qu’avec une association.

LPJ – Comment est organisé votre club ?

V.F. : Il y a, dans la partie administrative de la société, une responsable de marketing et un responsable de communication. Ce sont là deux fonctions différentes mais elles sont malgré tout constamment liées. Par exemple, la responsable marketing a besoin de communication pour démarcher les partenaires privées. En outre, lorsqu’elle démarche une entreprise, elle va avoir besoin d’une plaquette commerciale, d’une simulation pour montrer au sponsor potentiel ce que son produit donnera. Moi je vais me charger de créer la plaquette et la simulation. Si le partenaire signe, il faut mettre la prestation en marche en créant notamment des fichiers. On travaille constamment ensemble.

LPJ – En quoi consiste votre métier ?

V.F. : Mon métier tourne essentiellement autour de cinq missions : l’événementiel, la communication, la stratégie, les relations presse et le graphisme. Je m’occupe de la promotion du club, de réaliser tous les outils de communication (créer des affiches, des flyers) pour mettre en lumière le groupement sportif auprès des collectivités, du public et des entreprises. Je dois en outre m’occuper de la billetterie, des journalistes (de la rédaction notamment des communiqués presses) ; de l’organisation des matchs au Palais des sports ; de la gestion des équipements du club. Je m’occupe également des réseaux sociaux et du site internet du club.

LPJ – Est-ce que vous intervenez dans la communication des joueuses ?

V.F. : Je ne peux pas imposer une ligne de communication aux joueuses mais je les conseille surtout aujourd’hui avec les réseaux sociaux où les dérives peuvent vite arriver. Par exemple, si une joueuse venait à publier une photo de vacances avec un « verre d’alcool » à la main, je vais lui dire de faire attention car ça peut nuire, en termes sportif, à son image et à celle du club. J’essaie donc de les conseiller de temps en temps là-dessus sans leur imposer quoi que ce soit. J’essaie également de les pousser, pour tout ce qui concerne Facebook, Twitter ou Intasgram à se créer deux comptes : un compte professionnel et un compte personnel pour gérer de manière efficace leur image.

LPJ – Votre mission vous conduit-elle à toucher du juridique ?

V.F. : J’ai quelques notions pas très poussées en matières du droit à l’image, la loi Evin lorsqu’on a des publicités à gérer par exemple. J’essaie de me tenir informé de l’évolution des lois sur ces deux matières pour savoir ce qu’on a le droit de faire et de ne pas faire.

LPJ – En parlant de la loi Evin, est-ce que vous avez des partenariats avec des domaines viticoles Bourguignons ?

V.F. : Oui, on a des partenaires viticoles et c’est un peu compliqué de jongler avec la loi. On évite de communiquer sur tout ce qui est alcool directement, on focalise notre communication sur le domaine. Tout en respectant la loi, on essaie de trouver le bon produit pour que le partenaire puisse y trouver son compte.

LPJ – A quoi ressemble votre journée type ?

V.F. : Ce n’est pas évident comme question car mes journées ne sont jamais les mêmes. Ça varie tellement parce que je dois suivre de nombreux dossiers en même temps. Dès que j’arrive le matin, la première chose que je fais c’est de programmer toutes mes publications sur les réseaux sociaux avec un logiciel pour gagner du temps. Ça me prend environ une heure et après, j’ai énormément de gestion de mail puisque je reçois des centaines de courriels par jour. Après ça dépend, ça tourne surtout sur l’organisation des matchs car il y a pas mal de choses à gérer. Pour préparer la prochaine rencontre du club, je vais créer l’affiche, les autres supports qui vont avec (pour animer par exemple le site internet, nos réseaux sociaux, pour diffuser auprès des partenaires…). Après ça varie, mes journées ne se ressemblent pas du tout. Je ne commence pas à 8h pour finir à 17h, je travaille au rythme du club qui est une entreprise de spectacle sportif. Tout dépend de mes RDV, des événements qu’on a.

LPJ – En quoi votre activité professionnelle vous plaît‐elle ?   

V.F. : La variété des missions. Par conséquent, je ne m’ennuie jamais ! il faut rajouter à cela, le challenge qui est de faire exister le club malgré la grosse concurrence des autres clubs (le DFCO, Le DBHB, la JDA basket). C’est stimulant de se lever chaque matin en se disant qu’on travail pour le handball féminin et qu’on participe à faire grandir la notoriété du CDB au milieu de tous ces grands clubs.

Propos recueillis par Paul Messi

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