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L’interview du mois : David Soldini – directeur des études de l’IEJ de Paris 1

L’interview du mois : David Soldini – directeur des études de l’IEJ de Paris 1

Passer le CRFPA débute toujours  par l’inscription à un Institut d’Etudes Judiciaires (IEJ). Lieu de préparation mais également d’organisation de l’examen tant convoité par les étudiants, Le Petit Juriste est parti à la rencontre du directeur des études de l’IEJ de Paris 1 afin de recueillir ses conseils sur la préparation au concours du CRFPA

 

Quels sont les conseils que vous donnez aux candidats lorsqu’ils débutent leur préparation estivale ?

dsoldini_P1050295_78ad8b22ceC’est un examen qui requiert d’être en forme, physiquement et psychologiquement, puisque ce sont trois lourdes épreuves sur trois jours. Il faut donc arriver au jour de l’épreuve en pleine capacité de ses moyens, bien reposé. Mais, il faut aussi continuer à travailler durant l’été ! A ce stade, en début d’été, les révisions doivent être quasiment finies et il est plutôt conseillé de s’entraîner aux épreuves par des galops d’essais seul, avec des amis ou organisé dans le cadre de préparations publiques ou privées.

Selon vous, quels sont les grands thèmes de libertés fondamentales de l’année 2014-2015 ?

Il y a trois sujets qui semblent importants dans l’actualité au regard de ma discipline qu’est le droit public. Tout d’abord la question du traitement des étrangers au sens large. Les problèmes d’expulsion, de reconduite à la frontière, d’interdiction de séjour. Ensuite, cette année a vu le développement de dispositifs qui restreignent de nombreuses libertés et portent atteinte au respect de la vie privée, au nom d’une prétendue lutte contre le terrorisme. Enfin, il ne faut pas négliger un sujet ancien mais toujours d’actualité, concernant les mesures de limitation des libertés individuelles telles que la liberté de se vêtir ou de pratiquer librement sa religion dans l’espace public.

Quels sont vos conseils pour les candidats admissibles aux oraux ?

Il y a différents types oraux. Tout d’abord, il y a l’oral de langue puis, il y a des épreuves de spécialité dans lesquelles les étudiants sont interrogés sur des questions de cours. Il convient  de préparer ces épreuves comme des examens universitaires, en apprenant son cours afin d’être en mesure de préparer dans un délai très court des réponses claires, concises et intelligibles.

 Le troisième oral est l’exposé discussion surnommé Grand oral. Il y a 3 examinateurs ; un avocat, un magistrat et un universitaire. Les questions sont relativement ouvertes à Paris 1 dans le sens où le jury pose des questions de société ayant un lien plus ou moins direct avec des questions de technique juridique. Les étudiants peuvent utiliser les connaissances de leurs matières de spécialité et leur culture générale afin de construire un argumentaire. Il est attendu que les étudiants développent des discours de conviction, argumentés en droit mais faisant également appel aux techniques oratoires. L’objectif de l’exercice est de convaincre le jury du point de vue défendu mais également – et c’est sans doute le plus important – de convaincre les membres du jury que vous ferez un bon avocat. Il faut développer les techniques classiques de l’art oratoire sans sur-jouer.

Quelle est la pire erreur à laquelle vous avez été confronté lors d’un oral ?

Il y a souvent des erreurs grossières sur des questions liées à l’organisation judiciaire, les grands principes du procès, le rôle de chacune des institutions ou personnages qui animent le procès. Nous avons toujours des surprises lorsque nous interrogeons les étudiants sur ces questions. Cela peut être dû à deux facteurs ; le stress de l’étudiant ou le manque de culture juridique de base. Ce type d’épreuve permet de se rendre compte des éventuelles lacunes des formations universitaires.

Ce qui est aussi particulièrement gênant pour le jury est le silence ou l’hésitation excessive des candidats. Nous avons l’impression que le candidat échoue et qu’il le sait. Dès lors, dans la salle, tout le monde est conscient de l’échec mais on ne peut pas faire grand-chose pour l’éviter…

 

Propos recueillis par Inès Rodriguez

 

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