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Réussir la note de synthèse : méthode

Réussir la note de synthèse : méthode

Le compte à rebours de l’examen du CRFPA a commencé. Si vous avez été un étudiant assidu tout au long de l’année en vous rendant aux cours dispensés à l’IEJ, cet article sur la méthodologie de la note de synthèse ne vous fera pas de mal. Si, au contraire, vous n’avez pas eu le temps de suivre les cours et que vous êtes déjà angoissé à l’idée de devoir résumer un fascicule de vingt documents en cinq pages, cet article est fait pour vous.

Remarques préliminaires

L’objectif premier de la note de synthèse est de s’entraîner à restituer un dossier sans a priori, sans être subjectif. Il faut être neutre, aller à l’essentiel sans oublier d’être précis. La difficulté réside dans le temps et le nombre de pages limités. En effet, vous avez cinq heures pour étudier un corpus de textes (sur un sujet que vous ne maîtrisez pas forcément) et le résumer en quatre à cinq pages selon les universités. Attention à bien gérer votre temps et à ne pas faire de contresens.

La lecture des documents

Lorsque vous vous retrouvez face à votre corpus, le premier réflexe est de bien évidemment lire l’intitulé de votre sujet puis d’aller directement à la page de garde qui recense tous les documents présents. Vous pouvez alors adopter un code couleur en fonction de la nature des documents (articles de presse, notes de doctrine, arrêts, circulaires…) et éventuellement de leurs dates. N’oubliez pas que les surligneurs sont vos meilleurs amis pendant cet examen. Enfin, il faut regarder dans la liste des documents lequel peut le mieux résumer le sujet.

Après avoir eu une vision d’ensemble des différents documents, il est temps de commencer la lecture. Deux méthodes s’offrent alors à vous.

Soit vous adoptez une lecture des documents en commençant par la première page, et ce, jusqu’à la dernière. Soit vous optez pour la seconde option qui consiste à lire les documents en fonction de votre code couleur précédemment établi. Vous pouvez ainsi commencer par lire tous les articles de presse puis les arrêts, puis les notes de doctrines, etc. Vous pouvez également lire ces documents par ordre chronologique.

La lecture doit être attentive. Le plus difficile est la maîtrise du temps de lecture. Il faut réussir à la fois à lire minutieusement les documents tout en les survolant globalement. La clé de la réussite est l’entraînement. Plus vous vous entraînerez à faire des notes de synthèses, plus vous arriverez à gérer votre temps de lecture. Et n’oubliez pas de surligner les passages que vous estimez importants dans chaque document.

La prise de notes

La prise de notes est la seconde difficulté après la lecture. Ici encore, deux options s’offrent à vous. Soit vous prenez une feuille à part et vous vous constituez une grille de lecture avec plusieurs cases (nature du document, date, auteur, contenu en quelques lignes), soit vous préférez prendre des notes directement sur votre corpus de textes à côté de chaque document. La prise de notes consiste à reformuler directement avec vos mots les éléments phares du document étudié et ce, en une dizaine de lignes. Cela permet un travail en amont.

La lecture et la prise de notes doivent en principe durer entre deux et trois heures.

L’élaboration du plan au brouillon

L’intitulé de la note peut parfois vous aider à trouver un plan. Il faut impérativement que le plan réponde au sujet de la note de synthèse. En général, le sujet ne présente pas de problématique sous-jacente mais parfois si. Exemple : « le permis de conduire à points » ne contient pas de problématique mais « les réformes à venir du permis de conduire », si. En outre, si on connaît le sujet, attention à ne rien ajouter aux documents. Il ne faut pas apporter d’autres éléments que ceux qui figurent dans les documents.

Souvent, le travail de lecture en amont vous permet d’identifier deux parties dans votre sujet. Le plan doit impérativement être en deux parties et deux sous parties. Il existe plusieurs types de plans adaptés à la note de synthèse. En effet, le plan peut être diachronique (avant/après ou principe/limites) ou synchronique (on est sur la même durée de temps mais avec des situations différentes).

Les titres doivent être matérialisés, il ne faut pas utiliser de couleurs. La présentation doit avant tout être sobre. Les titres doivent être un peu explicites mais, attention, pas de  phrases de trois lignes. Il faut également être attentif à ce que le titre corresponde bien au contenu. Par exemple, il ne faut pas mettre IA : « La loi » et traiter dans le IB : « La jurisprudence ». Dans ce cas, il sera préférable d’écrire I : « La loi à la lumière de la jurisprudence ».

Il est possible de faire un chapeau après chaque titre mais cela n’est pas obligatoire dans certaines universités, le risque étant de dépasser la limite des pages autorisée.

En revanche, il doit y avoir des transitions visibles entre les deux parties du plan. Elles doivent être subtiles. Il ne faut surtout pas écrire « nous avons vu dans une première partie… nous allons voir dans une seconde partie…». Le style doit être impersonnel, indirect. Il est préférable en effet d’écrire « seront examinés dans une seconde partie…»

Les parties doivent être équilibrées. Il faut essayer d’utiliser à peu près le même nombre de documents dans chaque partie. En effet, si trois documents sont cités dans la première partie et douze le sont dans la seconde partie, c’est qu’il y a un problème.

L’élaboration du plan doit durer entre 30 et 45 minutes.

L’introduction et l’annonce de plan

Si possible, l’introduction doit être rédigée au brouillon. Elle doit présenter le sujet et annoncer le plan. Il est nécessaire de s’appuyer sur un ou plusieurs documents en rapport avec le sujet de la note de synthèse pour faire une bonne accroche. Par la suite, si un ou plusieurs documents donnent une définition du sujet, ils doivent figurer dans l’introduction, qui doit être faite en entonnoir, comme une introduction classique. Elle doit faire entre douze et vingt lignes selon les universités mais la plupart exigent qu’elle figure uniquement sur la première page de la copie. Finalement, l’introduction permet d’utiliser les documents qu’on n’arrive pas à placer ailleurs (statistiques, articles de presse ou documents anecdotiques). Aussi, il ne faut pas faire de problématique sous la forme interrogative en principe, mais cela diffère entre les universités. Enfin, le plan doit être annoncé en une ou deux lignes maximum.

La rédaction de la note de synthèse

Le style du devoir doit respecter les codes de l’écrit. Il ne faut pas mettre de tirets, de phrases sans verbe. Si on met des abréviations, il faut la première fois expliquer le sigle. Ex : Autorité administrative indépendante (AAI). Il faut également faire attention à utiliser les bons termes et à ne pas les confondre. Ex : ne pas dire le jugement de la Cour de cassation car elle rend des arrêts et pas des jugements, contrairement au tribunal. Le non-lieu n’est pas la même chose que la relaxe et l’acquittement. Il en est de même pour le mis en examen, le prévenu et l’accusé. Les mots utilisés doivent être extrêmement précis.

Le style à adopter doit être fluide, sobre, simple et si possible élégant. Il faut écrire des phrases claires, pas sujettes à interprétation.

Toutes les références des documents doivent être en fin de phrase ou de paragraphe et entre parenthèse. Par exemple : « Le permis de conduire a fait l’objet de nombreuses réformes ces dernières années (document 17) ».

Tous les documents doivent figurer dans le corps de votre analyse. Cependant, un même document peut être cité plusieurs fois.

La conclusion est facultative car il y a trois écueils à éviter : Donner notre avis (projection dans l’avenir), ajouter des éléments extérieurs (une loi va modifier cet état du droit) et reprendre ce qui a déjà été dit dans les développements.

Prendre 1h30 pour rédiger et 30 minutes pour relire l’intégralité de votre devoir.

À vos stylos. Vous avez cinq heures.

Charlotte Krief

     Kit de survie

-> Il faut être neutre, aller à l’essentiel

-> Vous devez avoir une vision d’ensemble des documents

-> Il faut faire une lecture minutieuse …

-> …Tout en maîtrisant son temps de lecture

-> Pensez à surligner (uniquement) les passages importants

-> Ne consacrez pas plus de trois heures à la lecture et à la prise de notes

-> Deux parties, deux sous-parties mon commandant !

-> Les titres en couleur ? N’y pensez même pas.

-> Pour les transitions, travaillez votre style et votre subtilité

-> Tous les documents doivent être cités au moins une fois

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