« J’ai touché du doigt le métier de juriste, en traduisant le droit »

 

Après une licence de droit international à l’Université de Paris-Saclay, Aymeric Potron a intégré le Master 2 Cyberveille, Cyberdéfense, et Cybersécurité, à l’Université de Bourgogne Franche-Comté. Il revient pour nous sur son parcours et ses expériences.

 

 

 

Les motivations de ce jeune homme avisé sont simples : comprendre le fonctionnement de notre société, et le remettre en cause. « Tout le monde sait qu’il existe un socle commun de règles, mais peu s’y intéresse, et cherche à les comprendre ». Ainsi, poussé par sa volonté d’expliquer ce qui l’entoure, il a choisi d’intégrer le monde juridique.

« J’ai mis en avant mes connaissances et compétences acquises durant mes cours et mes expériences précédentes. J’ai touché du doigt le métier de juriste, en traduisant le droit »

Mais pour lui, pas question d’oublier le pragmatisme et la finalité professionnelle. Après avoir validé son Master 1 de droit de la propriété intellectuelle à l’Université de Bordeaux, il a effectué un stage de six mois dans un cabinet d’avocats spécialisé en droits d’auteur. Puis, afin de comprendre chaque branche de sa spécialisation, Aymeric a intégré un laboratoire d’essais cliniques dans lequel il a été en charge de la mise en conformité RGPD. « J’ai mis en avant mes connaissances et mes compétences acquises durant mes cours et mes précédentes expériences. J’ai touché du doigt le métier de juriste, en traduisant le droit ».

« La démonstration et les exemples pratiques sont primordiaux pour nous sensibiliser aux questions de cybersécurité »

Preuves que ses choix étaient les bons, ces expériences lui ont surtout appris ce qu’il ne voulait pas faire, et pourquoi. Conscient des difficultés professionnelles liées à la propriété intellectuelle, il a décidé d’intégrer le Master M3C de Besançon. Ce dernier est le seul labellisé par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

Fort de ses expériences, Aymeric apprécie particulièrement dans le droit du numérique, cette matière transversale qui peut tout aussi bien traiter du droit européen, que de la propriété intellectuelle, ou encore du domaine informatique.

Pour ce jeune audacieux, ce qui importe est le fait que son enseignement aborde des choses concrètes. « La démonstration et les exemples pratiques sont primordiaux pour nous sensibiliser aux questions de cybersécurité ». Ainsi, aux côtés de nombreux autres projets, les étudiants ont mis en place un procès international fictif réglant un litige portant sur des cyberattaques.

« Quand on est dans une fac, il convient de s’imprégner de son essence. A Bordeaux, il y avait une identité singulière avec des enseignements justifiés par une certaine fierté régionale »

Très entreprenant, Aymeric s’investit dans de nombreuses actions. En ce sens, il relate plusieurs expériences associatives. Par exemple, il a rejoint une association qui organisait des débats sur des sujets d’actualité. Ensuite, il a intégré une association d’œnologie. « Quand on est dans une fac, il convient de s’imprégner de son essence. A Bordeaux, il y a une identité singulière avec des enseignements justifiés par une certaine fierté régionale ».

« Les étudiants de province et de banlieue ne se rendent pas compte qu’ils peuvent se distinguer par leurs qualités et la différence de leur enseignement »

Pour celui qui a fait le choix de ne pas poursuivre ses études en région parisienne, il faut que chaque étudiant prenne conscience de ses capacités, et cesse de se dévaloriser. « Les étudiants de province et de banlieue ne se rendent pas compte qu’ils peuvent se distinguer par leurs qualités et la différence de leur enseignement ».

Dès lors, Aymeric relate le rayonnement local de son master, et son instruction particulièrement qualitative. Partant, les professeurs se sont rapidement adaptés à la crise sanitaire : ce qui exigeait une présence physique a été déplacé, et ce qui pouvait être fait à distance l’a été.

« Je me laisse des portes ouvertes. Je m’en tiens à des axes généraux car beaucoup de notions s’entremêlent avec le monde numérique » 

Avide de connaissances, Aymeric entend développer de nombreux projets, et maîtriser le plus de compétences possible. « Je me laisse des portes ouvertes. Je m’en tiens à des axes généraux car beaucoup de notions s’entremêlent avec le monde numérique ». C’est pourquoi il envisage tout aussi bien de travailler dans l’administration publique qu’au sein d’une entreprise. Dans le cadre de son stage de fin d’études, il aimerait aborder les questions de sécurité numérique qui, à son sens, sont plus qu’importantes eu égard à la démocratisation du télétravail.

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