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Interview de Mathieu Ferré : lauréat du Trophée du meilleur jeune fiscaliste et du Young Tax Professional of the Year

Interview de Mathieu Ferré : lauréat du Trophée du meilleur jeune fiscaliste et du Young Tax Professional of the Year

Mathieu  Ferré,  vainqueur du trophée du jeune fiscaliste (TMJF)  en 2013 et du Young  tax professional of the year (YTPY) , la même année, livre ses impressions quant à ces expériences exceptionnelles.

Le Petit Juriste : Quel est votre parcours ?

Mathieu Ferré : Après un baccalauréat scientifique spécialité « mathématiques », j’ai tenté une année de « prépa aux écoles de commerce » mais je me suis vite rendu compte que cela ne me correspondait pas. Je me suis alors réorienté en droit à l’Université Toulouse 1 Capitole où j’ai effectué l’ensemble des mes études de la L1 jusqu’au M2. J’ai obtenu en 2011 une licence de droit privé suivie, en 2012, d’un Master 1 en droit de l’entreprise. En 2013 j’ai continué mon cursus par l’obtention d’un Master 2 en droit fiscal de l’entreprise ainsi que d’un DU en droit de l’Union européenne. C’est au cours de cette année là que j’ai remporté les deux trophées.
Une fois mon Master 2 en poche, je suis monté une année sur Paris pour y effectuer deux stages : le premier en juridiction au sein de la Section du contentieux du Conseil d’Etat et le second en cabinet chez EY Société d’avocats. Suite à cela, je suis rentré un an à Toulouse pour y débuter une thèse en droit fiscal tout en enseignant en parallèle la fiscalité de l’entreprise, la comptabilité financière et l’introduction au droit dans le cadre de travaux dirigés. A l’heure actuelle je suis retourné sur Paris, après avoir mis mon projet de thèse entre parenthèses et je travaille à nouveau chez EY en tant que juriste fiscaliste au sein du centre d’études juridiques et fiscales tout en préparant en parallèle le CRFPA.

LPJ :Qu’est-ce qui vous a poussé à vous présenter au TMJF ?

MF : Ma participation au TMJF fut totalement fortuite : j’ai découvert ce concours par hasard en voyant, un jour, une affiche accrochée dans une petite salle de cours de la fac de Toulouse. Ayant obtenu de plutôt bons résultats tout au long de mes études universitaires notamment en droit fiscal, matière que j’appréciais particulièrement, j’ai décidé de m’y inscrire par curiosité pour pouvoir évaluer mon niveau par rapport aux étudiants issus d’universités plus réputées. Je ne croyais pas vraiment à mes chances de succès à ce moment là mais je souhaitais relever le défi.

LPJ : Aviez-vous déjà participé à d’autres concours ?

MF : A l’époque où j’étais étudiant à Toulouse il n’y avait pas encore beaucoup de concours auxquels s’inscrire. J’avais cependant participé au concours Lefebvre de droit patrimonial de la famille organisé au sein de l’université en 2011 que j’avais remporté.

LPJ : Quelle est la valeur ajoutée de ces victoires à vos projets ?

MF : Ces victoires n’ont pas directement affecté mes projets ou ma façon de voir mes choses mais il est certain que celles-ci m’ont permis d’acquérir une petite reconnaissance et d’améliorer ma confiance en moi. Par ailleurs, ces titres, qui attestent de mes compétences en fiscalité ainsi que de ma compétitivité, ont permis de valoriser significativement mon CV dès ma sortie de l’université en venant contrebalancer mon défaut d’expérience pratique à ce moment là ainsi que la notoriété moindre de mon Master 2 par rapport à ceux des grandes universités parisiennes.
Enfin, ces titres sont indéniablement un sacré atout pour quiconque envisagerait d’effectuer une carrière d’avocat fiscaliste.

LPJ : Que représentent pour vous ces trophées ?

MF : Ces trophées sont pour moi la preuve qu’il ne faut jamais se fixer de limites et qu’il convient toujours de tenter les projets les plus fous même si on pense initialement n’avoir aucune chance d’y parvenir. Je me souviens, par exemple, avoir été pris de panique en découvrant les sujets que je devais présenter à l’oral et me dire que je n’avais aucune idée de ce qu’il fallait que je dise sur ceux-ci. Même si j’ai pu paniquer un court instant, je me suis ressaisi à chaque fois en me disant que je n’avais rien à perdre et qu’à être là il fallait que je fasse de mon mieux. Quelques heures plus tard, ma ténacité payait, comme quoi…
Plus particulièrement, le fait d’avoir remporté le YTPY a également représenté pour moi la preuve que j’étais en mesure de me faire comprendre sur des problématiques techniques dans la langue de Shakespeare ; ce qui était loin d’être acquis je vous l’assure.
Enfin, ces trophées sont également d’une certaine manière, pour moi, le couronnement de mes études universitaires et récompensent l’ensemble de mon travail personnel et de la curiosité que j’ai su développer dans l’étude de cette belle matière, quoique difficile d’accès, qu’est le droit fiscal.

LPJ : Quel est l’événement vous ayant le plus marqué ?

MF : L’instant le plus impressionnant a sûrement été la finale du YTPY à Copenhague lorsque je me suis retrouvé debout, seul, face à un jury composé de douze sommités internationales du droit fiscal, à devoir résoudre un cas de fiscalité internationale en anglais… Autant dire que je ne faisais pas le malin !
Autrement, l’autre moment qui restera gravé dans ma mémoire est la dernière soirée du YTPY avec l’annonce des résultats lors du diner de gala ainsi que la nuit de festivités qui s’en est suivie avec les autres candidats et les encadrants.

LPJ :Trois ans plus tard, quel regard portez-vous sur ces expériences ?

MF : Le TMJF et le YTPY ont été des expériences uniques que je suis très heureux et très chanceux d’avoir vécues. Ces compétitions m’ont permis d’acquérir une véritable ouverture d’esprit en me sortant de mon cadre universitaire local et en me confrontant à des étudiants de pays et de cultures radicalement différents. Cela a été une magnifique expérience humaine pour moi qui m’a permis de visiter par la suite les villes de Londres, Washington, New-York et Hong Kong ; voyage très enrichissant dont je garderai un très bon souvenir toute ma vie.

Pour finir d’une manière plus prosaïque, je dirai que ces victoires m’ont permis d’en être là où j’en suis aujourd’hui et restent, toujours à l’heure actuelle, un faire-valoir assez significatif des mes compétences. Si c’était à refaire, je n’hésiterais pas une seule seconde !

 

Propos recueillis par Cheherazade CHIKHI

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