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L’anglais, vraiment indispensable pour les avocats ?

L’anglais, vraiment indispensable pour les avocats ?

Depuis toujours, l’on nous répète que l’anglais est indispensable. Dans le même temps, en fac de droit, l’enseignement de la langue de Shakespeare n’est clairement pas une priorité. Samuel Lemaçon, avocat à Paris depuis deux années, vient nous confirmer que cet apprentissage n’est pas à prendre à la légère.

Le Petit Juriste : Bonjour Samuel, décris-nous ton parcours scolaire et universitaire qui t’a amené à devenir avocat.

SL : Enfant, le métier d’avocat me plaisait déjà énormément. Je lui voyais accolé des valeurs nobles, la défense des faibles, de l’honneur, le respect de la justice. C’est donc naturellement que j’ai entamé des études juridiques dans la perspective de devenir avocat. Ma vision de cette profession a cependant évolué à ce moment et s’est quelque peu éloigné de celle que j’avais enfant. Mon intérêt n’en a cependant pas été amoindri, bien au contraire. Elle m’a alors attiré de par la sagacité d’esprit qu’elle nécessite ainsi que sa logique, mais aussi pour les nombreuses contradictions qu’elle suppose et qui n’en sont en réalité pas, comme l’imagination et la rigueur, ou le travail et l’improvisation.  Après avoir effectué un master 2 en droit des contrats et un master 2 en contentieux-arbitrage, j’ai donc embrassé avec engouement cette profession. Je n’en suis toujours pas déçu.

LPJ : À quel moment as-tu pris conscience de l’importance de la maîtrise des langues étrangères pour ton futur métier ?

SL : Lors des premiers stages que j’ai effectués pour des cabinets d’avocats, pourtant de tailles moyennes, je me suis aperçu que la pratique de l’anglais était quotidienne. Très rapidement, il m’est apparu que si la rédaction et la compréhension de l’anglais n’était pas un problème, en revanche mon expression orale manquait cruellement d’aisance, sans doute en raison d’une volonté d’effectuer des phrases parfaites. Je pense qu’il s’agit d’un « mal » purement français, que d’autres pays européens ne retrouvent pas car leur apprentissage des langues étrangères passe principalement par la communication plutôt que par l’écrit. Je me suis ainsi refusé à effectuer des rendez-vous avec des clients anglophones par peur de ne pas avoir la bonne formulation ou de ne pas conjuguer correctement un verbe. Par ailleurs, il me manquait également de nombreux termes juridiques nécessaires pour interagir avec eux. C’est la raison pour laquelle il m’a semblé indispensable d’effectuer une expérience internationale, non seulement afin d’améliorer mon aisance orale en anglais, mais également pour acquérir une expérience professionnelle à l’étranger.

LPJ : Pour revenir sur ton séjour à l’étranger, quels ont été les temps forts de ton expérience internationale ?

SL : J’ai effectué dans un premier temps un séjour avec Education First (EF) afin d’être en mesure d’aborder plus sereinement le stage que je devais effectuer pour un magazine juridique à Londres. Leurs séjours linguistiques sont réputés pour faire progresser rapidement. L’ensemble du séjour à Londres m’a plu et m’a profondément marqué. Au fil du temps, il a été très réjouissant pour moi de me rendre compte des progrès que j’avais effectués depuis mon arrivée et de réussir à fournir dans le cadre de mon stage un travail apprécié dans une langue qui n’est pas ma langue maternelle. Cette immersion prolongée a eu ainsi le mérite de développer une certaine aisance dans ma pratique de l’anglais parlé.

LPJ :Aujourd’hui, avec le recul, quelle valeur ajoutée tires-tu de ce voyage tant au niveau professionnel qu’au niveau personnel ?

SL : Celui-ci m’a d’abord permis d’acquérir une pratique professionnelle complète de l’anglais juridique, que je mets en application en tant que collaborateur du cabinet d’avocats Jean-Claude COULON et Associés. Enfin et surtout, ce voyage m’a permis de créer des liens d’amitié avec des personnes d’horizons et de cultures diverses qui, d’ailleurs pour certaines, sont également devenus des clients.

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La petite histoire
Il y a 50 ans, Bertil Hult fondait EF avec une mission : favoriser l’ouverture sur le monde par l’éducation. Grâce à EF, aujourd’hui premier organisme de formation privé au monde, des millions d’étudiants ont pu apprendre une langue, explorer une nouvelle ville et nouer des amitiés internationales.

www.ef.fr/univ

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