Comment rebondir après un échec au CRFPA ?

EY société d’avocats a mis les petits plats dans les grands.  Ce jeudi 13 novembre, EY a accueilli près de 200 étudiants ayant très récemment échoué à l’examen du CRFPA pour les aider à rebondir.

L’échec, voici une notion que l’on ne nous enseigne pas à l’université et c’est bien dommage car chaque année en moyenne seuls 30% des inscrits audit examen parvient à rentrer à l’école d’avocats. Les taux de réussite varient quant à eux de 20 à 45%  en fonction de l’IEJ. Que se passe-t-il pour les 70% restant ? C’est cette question qui fera l’objet de la conférence de ce jour.

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Un examen aléatoire

L’examen du CRFPA est souvent pointé du doigt comme étant injuste (la note de synthèse fait toujours débat) et inégalitaire en fonction des IEJ. En effet, le CRFPA est un examen aléatoire et comme dans tous les examens nous retrouvons des élèves brillants mis sur le carreau et des chanceux décrocher le sésame pour porter la robe.

Le premier conseil sera donc de ne pas prendre cet échec comme une remise en cause de vos connaissances juridiques et de votre capacité de travail car il est évident qu’un examen ne peut refléter vos 5 années de scolarité dans leur entièreté.

 

Une année de césure, pour quoi faire ?

Pour les élèves ayant décidé de consacrer leur année au CRFPA ou qui passaient l’examen en sortie de master 2, l’échec au CRFPA est synonyme de panique en plein mois de novembre car il est souvent trop tard pour s’inscrire dans une formation à ce moment de l’année. De plus vous avez entendu dire que pour postuler dans un cabinet il faut s’y prendre 6 mois à l’avance. On fait quoi quand on a loupé le CRFPA.

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  1. Est-ce que l’on veut vraiment être avocat ?

bonhomme juriste

La question peut faire sourire mais quand on voit que près de 50% des avocats décident de passer en entreprise après 5 années d’exercice, elle mérite vraiment d’être posée. En effet, nombreux sont les étudiants à enchainer les années puis le barreau car ils considèrent qu’il s’agit là de l’achèvement de leurs études de droit. Un échec au CRFPA peut être ce moment que vous n’avez pas pris pour réfléchir à votre avenir professionnel et vous remettre en question. Si vous savez d’ores et déjà que vous voulez évoluer en entreprise avez-vous vraiment besoin du titre d’avocat ? A cette question les échos divergent : d’un côté on nous dit que le titre est indispensable pour évoluer dans un poste de juriste, de l’autre Sophie Maddaloni, directrice fiscale du groupe Technip nous assure embaucher ses collaborateurs sans prendre en considération leur titularité du CAPA.

Une chose est sure, pour bon nombre d’entre nous et face à ces avis divergents, le passage du CRFPA reste un filet de protection attractif afin de maximiser nos chances de trouver du travail.

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      2.   L’opportunité de faire un stage long

L’événement organisé par EY est une preuve qu’au mois de novembre il n’est pas trop tard pour trouver un stage. En effet, s’il est vrai que certains grands cabinets d’avocats font leur recrutement annuel presque un an à l’avance, ce n’est pas le cas des entreprises et des plus petits cabinets ayant un besoin continu de stagiaire.

A titre d’exemple, plusieurs sociétés étaient présentes aujourd’hui pour offrir des stages avec disponibilité immédiate. Parmi ces offres nous trouvions des grands noms tels que la Française des jeux, Lagardère Active, Technip, ect.

Eric Desforges, responsable juridique chez Manpower nous glisse également que selon lui au-dessus de 3 mois, le stage est en réalité une mission et que nous devrions le présenter de la sorte sur notre CV. Un stage long permet d’acquérir de réelles compétences techniques et votre contribution est souvent indispensable au service dont vous dépendez. Qui sait, peut-être que ce stage vous ouvrira les yeux sur le métier de juriste et vous fera passer l’envie de vous présenter au CRFPA ? Le stage est même aujourd’hui l’un des principaux moyens d’accéder à l’emploi. Enfin, un stage c’est surtout la rencontre de nouvelles personnes et donc la constitution d’un vrai réseau professionnel qui vous sera utile toute votre carrière.

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           3.  It’s time for you to speak English!

Aujourd’hui, tous les intervenants sont unanimes sur une question. Si l’on peut faire une carrière de juriste sans avoir le CAPA, impossible de nos jours d’évoluer professionnellement sans parler anglais.

Attention, on nous parle ici d’un anglais professionnel, l’anglais « d’aéroport » ne suffit plus, il vous faut être capable de discuter les termes d’un contrat dans la langue de Shakespeare. Il s’agit d’un critère décisif pour les employeurs aujourd’hui présent. Sur votre CV vous devez donc mentionner votre niveau ce qui suppose une évaluation préalable par un test de langue agréé (TOEFL, TOEIC, ect). Si vous ne parlez pas anglais, cet échec pourrait devenir votre chance de rattraper des lacunes et vous mettre en avant par la suite.

Au final, et si cet échec se transformait en chance ?

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PS : Pour ceux qui se rendent compte au bout de 5 années de droit que finalement le droit ce n’est pas pour eux. CE N’EST PAS GRAVE. Mieux vaut s’en rendre compte maintenant qu’à 50 ans ! Maintenant il s’agit d’assumer vos envies et de trouver une formation plus en adéquation avec vos aspirations personnelles. Nombreux sont les organismes pour vous accompagner dans cette nouvelle conquête du bonheur professionnel. Admissions parallèles qui était présent lors de la conférence n’en est qu’un exemple parmi tant d’autres.

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Laura Lizé

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