Interview – Ils ont passé le Grand O’

Retour d’expérience sur le Grand O’ par deux étudiants pour Le Petit Juriste
P. 5
Donia Keriche

Dans quel état psychologique étais-tu juste avant ton oral ?

Le grand oral ou l’épreuve emblématique de l’examen d’entrée à l’école des avocats.

« Passer le barreau » dans l’esprit du commun des mortels se résume au Grand O… la noblesse de cette épreuve, bien qu’omniprésente pendant mes années universitaires, s’est littéralement évaporée le jour où j’ai eu mes écrits : le grand O devenait alors une réalité. Désacralisée la semaine qui précède, le poids de l’épreuve m’a assommée au seuil de la « grande salle »…

Pourtant, à la vue du grand « jury » : un magistrat, un avocat et un universitaire, l’instinct de survie a grandi en moi, je rentre dans l’arène, je salue mes adversaires, le combat commence, le stresse s’évanouit…

 

  • Quelles ont été tes premières impressions face au jury ?

Immédiatement, je reconnais la présidente du jury : l’examinatrice de mon oral de voies d’exécution. Quel mauvais souvenir : tics de langages, visage rigide, sourire narquois, sinon cynique, la totale.

Qu’à cela ne tienne, l’esprit combatif m’exalte.

  • Quels sont les éléments qui t’ont déstabilisée pendant l’oral ?

L’universitaire. La phobie des étudiants. Ce jour là, le paroxysme. Il ne cessait de me couper la parole alors même que j’essaiyais tant bien que mal de construire une pensée, élément indispensable de la réussite de cette épreuve.

Je jouais mon examen. Assurée, je l’ai fixé : « vous permettez que je finisse ? »

  • Sur quel sujet es-tu tombé ?

« La loi lie t-elle encore le juge ? »

  • Comment as-tu réussi à gérer ton stress ?

Le véritable stress du grand O intervient entre le moment des résultats des écrits et le passage de la grande salle.

Dans ce contexte, j’ai abandonné l’idée qu’il fallait tout savoir. De toutes évidences, je n’avais pas le temps. Je me suis résignée à deux convictions : j’ai une vision globale de la justice et j’ai confiance en mon cerveau bien fait.

  • Quand as-tu commencé à réviser ton oral ?

15 jours avant.

  • Quelles étaient tes impressions à la sortie de l’oral ?

Une seule émotion : le soulagement…

 

Aurélien Kropp 

 

  • Quand as-tu commencé à réviser ton oral ?

J’ai commencé à réviser le « Grand O » assez tardivement… Faute d’anticipation. 5 jours avant l’épreuve. Je ne le conseil pas vraiment, impossible de tout appréhender en si peu de temps.

  • Dans quel état psychologique étais-tu juste avant ton oral ?

J’étais relativement serein car mes oraux précédents s’étaient bien déroulés. Cependant le stress de cette épreuve est bien présent. Elle représente en effet un point de passage obligé pour les futurs élèves-avocats et ça motive à la réussir !

  • Quelles ont été tes premières impressions face au jury ?

Positives. On entend tant de rumeurs sur cette épreuve que se retrouver face à un jury aimable et souriant donne forcément le sourire !

  • Quels sont les éléments qui t’ont déstabilisé pendant l’oral ?

Parler face à 3 personnes est un peu délicat sans expérience. On est tout de suite plus stressé que lors des oraux traditionnels où on se retrouve seulement avec un examinateur.

  • Sur quel sujet es-tu tombé ?

Un sujet cadeau ! L’affaire de la crèche Baby Loup.

  • Comment as-tu réussi à gérer ton stress ?

En me concentrant sur mon commentaire quitte à oublier un peu le jury par moment…

  • Quelles étaient tes impressions à la sortie de l’oral ?

Positives. On ressent vite si on aura la moyenne ou non. De plus, savoir que toute cette course au barreau était terminée et qu’il ne me restait plus qu’à attendre ne pouvait que me rendre heureux !

 

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