Présentation de la spécialité Droit international privé

Caroline Chazard

Avocat au barreau de Paris

Associée et co-fondatrice de Fidal Asiattorneys

La pratique du droit international dans la vie des affaires se rencontre principalement dans les opérations d’accompagnement des investisseurs et des entreprises, mais également dans la vie personnelle des expatriés. La connaissance du droit international privé, si elle s’avère utile, présente un usage complémentaire pour ce type d’opérations. Selon les champs dans lesquels il intervient, le praticien devra maitriser d’autres disciplines telles que le droit des sociétés (pour les opérations de restructurations et de fusions-acquisitions), la fiscalité ou le droit du travail (notamment en matière de mobilité internationale), ou encore le droit de la famille (régimes matrimoniaux, successions). Naturellement, l’envie de se spécialiser en « droit international » (privé ou public) s’accompagne le plus souvent d’une volonté de partir travailler à l’étranger. Sauf en fiscalité et en propriété intellectuelle où l’on peut rapidement être opérationnel avec sa formation internationale, dans les autres matières le juriste devra s’imprégner en profondeur des notions de droit local du pays dans lequel il exerce. A ce titre, les étudiants ont tout intérêt à suivre des formations qui proposent des enseignements de droit comparé. L’étude de la Common Law sera également utile dans les cas où ils seront amenés à traiter dans/avec des pays dont le système juridique n’est pas bâti sur le droit civiliste. Outre la maîtrise de l’anglais devenue aujourd’hui indispensable, l’acquisition de notions dans d’autres langues s’avère de plus en plus utile sinon nécessaire. S’il est presque systématiquement testé lors d’un entretien de recrutement, les étudiants doivent toujours veiller à mentionner leur niveau de langue dans leur CV, car c’est un critère déterminant pour obtenir un premier entretien. Enfin, une précédente expérience à l’étranger est toujours la bienvenue, car elle traduit chez l’étudiant un intérêt pour les autres cultures et une certaine ouverture d’esprit.

Pascal de Vareilles-Sommières

Directeur du M2 Droit international privé – droit du commerce international

Ecole de droit de la Sorbonne, Université Paris 1

Les relations civiles et commerciales voient leur régime juridique fixé par le droit international privé ou le droit du commerce international dès lors qu’elles se nouent à travers les frontières des Etats ou que, nouées dans les frontières d’un Etat, elles sont, à un stade ultérieur, examinées dans un autre Etat, dans le cadre, notamment, de l’activité de ses tribunaux. C’est dire qu’avec la mondialisation des échanges économiques et, plus généralement, humains dont notre époque est témoin, le besoin se fait régulièrement plus pressant de recourir à ces deux branches du droit, dans la pratique juridique des opérateurs et autres sujets de droit privé – du simple particulier qui s’interroge sur son statut familial ou patrimonial transfrontière, à l’entreprise multinationale impliquée dans des investissements ou dans des contrats internationaux. Se spécialiser en droit international privé et en droit du commerce international permet de faire d’une pierre deux coups en combinant, d’une part, le bénéfice d’une formation intellectuelle rendant le juriste habile à jongler légalement avec les droits nationaux appelés à intervenir dans un rapport privé donné et, d’autre part, le profit d’un apprivoisement des techniques complexes dont l’application est en pratique requise pour la résolution des contentieux privés internationaux, qu’ils soient judiciaires ou arbitraux.

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