Retour d’expérience : raconte-moi ton examen du CRFPA

Comme vous, François de l’IEJ de Paris II avait décidé de passé l’examen du CRFPA qu’il a brillamment réussi. Nous les avons interrogés afin qu’ils partagent leur expérience et vous délivrent de précieux conseils.

 

Pourquoi souhaites-tu être avocat ?

François D. : Pour être honnête, être avocat n’est pas mon premier choix. J’ai passé le CRFPA en 2013 à l’université Panthéon – Assas pour être sûr de ne pas me retrouver sans rien en cas d’échec aux différents concours administratifs que je souhaite passer.

 

Comment as-tu choisi tes matières à l’examen ?

François D. : Je pense qu’il faut avant tout être stratégique. Il est plus que recommandé de choisir des matières étudiées lors de nos années à la fac. La question qui se pose ensuite n’est pas de savoir quelles matières j’ai bien aimé pendant mes 4-5 années d’études pour les passer au CRFPA, mais plutôt quelles matières me permettront soit d’assurer une bonne note, soit de limiter la casse. Pour ma part, je m’étais renseigné sur les matières à éviter à l’écrit (comme le droit patrimonial en matière de spécialité, le programme est court donc les notations sont sévères à Assas). En ce qui concerne la procédure, j’ai choisi la procédure pénale car je savais que tout ce que j’allais apprendre me resservirait lors des révisions de mon grand oral notamment toutes les questions liées aux libertés fondamentales.

Pour les oraux, là encore il faut être stratégique. On peut se faire dispenser de deux matières mais en cas de dispense la note octroyée est de 10/20. Une seule dispense sur les deux matières me paraît être un bon compromis pour essayer d’avoir des points en plus.

 

Quand as-tu commencé tes révisions ?

François D. : J’étais en Master 1 ainsi qu’à l’Institut de criminologie de Paris en 2012/2013, je n’ai donc pas eu beaucoup de temps pour préparer le CRFPA. Cependant, je me suis efforcé de faire le maximum de notes de synthèse proposées par l’IEJ pour connaitre leurs exigences. En conséquence, j’ai donc commencé à regarder l’actualité juridique dès la fin de l’année universitaire mais je me suis octroyé des vacances début juillet pour éviter d’exploser lors du marathon que représente le CRFPA. Ma prépa démarrait le 1er aout, soit 6 semaines avant les examens écrits, cela était largement suffisant. Si jamais on démarre trop tôt, trop fort, il est très difficile de maintenir le rythme jusqu’à la fin…

 

As-tu fait une prépa privée et la recommanderais-tu ?

François D. : Même si je pense qu’il n’est pas souhaitable de suivre des prépas privées lors des années universitaires, il n’en va pas de même pour la préparation du CRFPA. Sauf à avoir une année entière devant soi pour actualiser ses cours, s’entrainer régulièrement et suivre les cours de l’IEJ, une prépa privée semble être un bon choix. Personnellement j’ai choisi la prépa d’été Dalloz car elle correspondait à mes attentes (pas plus de 150 personnes, des polycopiés actualisés et s’appuyant sur les fonds documentaires de Dalloz, un emploi du temps permettant d’avoir des plages de travail personnel).

 

Quels conseils peux-tu donner pour le Grand Oral ?

François D. : De mon point de vue il faut bien évidemment connaitre ses cours, être parfaitement au courant de l’actualité et des questions qui peuvent se poser en lien avec les droits et libertés fondamentales. Je pense qu’il faut également faire des simulations d’oraux blancs pour être au mieux le jour de l’épreuve et éliminer tous les tics liés au stress, s’y prendre à l’avance pour emprunter les différents codes et textes fondamentaux autorisés pour ne pas stresser inutilement les jours précédents l’oral. Personnellement j’ai regardé les sujets qui tombaient les jours précédents pour me faire une idée. Lors de cet oral, certes nos connaissances sont notées mais également notre capacité à rebondir (également en cas d’erreur), à argumenter ou à démontrer quelque chose. Le tout étant de faire en sorte que nos interlocuteurs puissent voir en nous l’avocat de demain…

 

Pour plus de renseignement sur les prépas CRFPA : www.prepa-dalloz.fr ou par téléphone au 01 40 64 12 72

One comment

  1. N’y-a-t-il pas une erreur concernant l’affirmation relative aux dispenses de certaines matières orales ?

    « Pour les oraux, là encore il faut être stratégique. On peut se faire dispenser de deux matières mais en cas de dispense la note octroyée est de 10/20 »

    Si je ne commets pas d’erreur, lorsque l’étudiant choisit la dispense, la matière n’est pas prise en compte pour le calcul des moyenne. Pour obtenir cette faveur, il faut avoir au dessus de 10, mais il n’est pas précisé que la note retenue serait de 10.

    Art 9 de l’arrêté du 11 septembre 2003 : « Sont dispensés, sur leur demande, des épreuves orales d’admission […] les enseignements correspondant aux matières de ces épreuves orales ou de l’une d’elles et obtenu une note au moins égale à 10 sur 20 à chacune d’elles ».

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