CRFPA : « La solitude liée au distanciel a été à la fois une difficulté et un atout »

Constance Chaintron, 23 ans, récemment diplômée du Master 2 Risques médicaux et responsabilité de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne et actuellement étudiante au sein du Master 2 Juriste européen des affaires de l’Université Paris Nanterre, a brillamment réussi l’examen du CRFPA 2020 à l’IEJ Jean Domat de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, lui permettant d’obtenir son ticket d’entrée pour l’EFB. L’élève-avocate revient pour nous sur son expérience et nous délivre ses conseils.

 

  • Félicitations ! Comment t’es-tu organisée pour préparer cet examen ?

Étant donné que le temps de préparation est généralement court, notamment pour ceux qui choisissent de suivre une préparation estivale, il est indispensable d’établir un planning et de s’y tenir. Dès le début de mes révisions, je me suis donc rigoureusement attachée à suivre le programme que je m’étais fixée et à travailler de manière méthodique.

  • L’année a été particulièrement compliquée au vu du contexte sanitaire, quelle a été la principale difficulté ?

En raison de l’épidémie de la Covid-19, les formations estivales de préparation au CRFPA se sont déroulées en distanciel. Je dirais que la solitude liée au distanciel que l’on peut ressentir par moment a été à la fois une difficulté et un atout : une difficulté puisque l’on peut rapidement sentir un manque de motivation en raison de l’isolement et un atout en ce qu’elle permet une plus grande concentration et un gain de temps.

  • Comment s’est passée la semaine des écrits ? Quelle matière de spécialité as-tu choisie et pourquoi ? 

La semaine des écrits semble presque irréelle tant on est déconnecté du monde extérieur et concentré. Il est facile d’être découragé à la fin d’une épreuve mais il faut se rappeler qu’il est extrêmement difficile de s’autoévaluer à chaud. J’ai donc fait un effort pour me focaliser sur la prochaine épreuve et non sur celles passées. Ayant fait un Master 1 en droit des affaires, il m’a semblé logique de choisir la spécialité de droit des affaires à l’examen, les deux programmes étant quasiment identiques. Il n’y avait finalement que l’épreuve de note de synthèse et de procédure civile qui étaient réellement nouvelles pour moi. Je pense également que l’épreuve de note de synthèse ne doit pas être négligée en raison de son fort coefficient. En maîtrisant bien la méthodologie, il est tout à fait possible de gagner quelques points d’avance. 

  • De quelle manière as-tu appréhendé les épreuves orales, notamment la fameuse épreuve du Grand oral ? Quelle a été ta réaction lors de l’annonce de ton sujet ?

L’épreuve du Grand oral est différente de tout ce que j’avais pu connaître lors de mes années d’études tant par la longueur de l’épreuve, l’aspect solennel que l’amplitude du programme de révision. J’avais donc une certaine appréhension qu’il m’a fallu surmonter. Ce ne sont pas les connaissances qui font le bon avocat mais bien l’aptitude à raisonner de manière logique et juridique. Il faut donc accepter de ne pas pouvoir maîtriser toutes les subtilités du programme. Le jour de l’épreuve, j’ai eu la chance d’être interrogée sur un sujet qui m’a tout de suite mise en confiance, et les questions qui m’ont été posées par la suite étaient relativement en lien avec l’intitulé ce qui est assez rassurant.

  • Quels conseils donnerais-tu à ceux qui envisagent de passer l’examen du CRFPA ?

Je pense que la rigueur et la discipline sont deux qualités essentielles pour réussir l’examen du CRFPA. Bon courage aux futurs candidats.

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