« Il y a un réel engouement de notre génération pour la legaltech »

Julie Serrier et Arthur Sauzé, présidente et vice-président, Young Avo Tech

Créée en novembre 2018, l’association Young AvoTech a pour objectif d’accompagner des étudiants en droit et jeunes professionnels à s’engager sur des projets digitaux.  Rencontre avec Julie Serrier, élève-avocate et présidente de l’association.

Le PETIT JURISTE. Comment est née l’idée de créer Young AvoTech ?

Tout a commencé à l’EFB où j’étais élève-avocate, lors d’un atelier du Lab qui avait mis en place des travaux de groupe sur la transparence des algorithmes. À la suite d’un questionnaire envoyé à des avocats, nous avions pu constater que pour la majorité d’entre eux, cette notion était une grande inconnue. Notre mentor a émis l’idée de contacter Mathieu Davy, le président d’AvoTech, la première association des avocats créateurs de legaltechs. Cette rencontre a marqué la naissance de Young AvoTech.  En discutant avec nous et en entendant notre volonté de s’investir sur la legaltech, cela a en effet semblé évident à Mathieu Davy et son équipe d’élargir le champ d’intervention d’AvoTech en créant avec nous le Young.

Racontez-nous les débuts de l’association…

À son lancement, fin novembre 2018, nous étions officiellement deux membres, Arthur Sauzé, le vice-président et moi. Arthur, élève-avocat à l’Hédac, venait de prêter serment. Nous nous intéressions tous les deux à l’univers de la legaltech. Nous nous sommes trouvés avec l’envie commune de s’investir dans Young AvoTech et de recruter nos futurs membres à la fois des étudiants, élèves-avocats et jeunes professionnels motivés par la transformation digitale du droit.

Combien de membres le bureau compte-t-il  aujourd’hui ?

Le bureau compte une trentaine de membres sur Paris et dans nos antennes à Strasbourg, Montpellier, Bordeaux, Clermont-Ferrand. Nous allons relancer les recrutements car nous avons beaucoup de demandes. Il y a un réel engouement de notre génération sur la legaltech. Nous rassemblons ainsi des étudiants en droit, en écoles de commerce, d’informatique, mais aussi des jeunes professionnels. Tous ont des projets mais n’ont pas les outils pour se lancer.

Sur quels critères recrutez-vous ?

Tout étudiant, élève-avocat ou jeune collaborateur qui a un projet professionnel en lien avec les legaltechs, peut prendre contact avec nous. Nous échangeons d’abord lors d’un entretien téléphonique puis nous invitons le candidat à présenter son projet lors d’un apérotech. Une fois par mois, nous nous réunissons ainsi tous ensemble pour présenter l’association aux nouveaux arrivants. L’idée est d’aider chacun à monter son équipe en piochant dans les compétences de tous les membres de l’association et en bénéficiant de l’expérience et du parrainage de l’équipe d’AvoTech. Nous souhaitons aussi créer un véritable écosystème avec nos antennes locales pour porter ensemble tous ces projets : un knowledge hub. Enfin, nous avons pour projet en 2020 de lancer une box de l’innovation dans le droit (sur le principe des box séjours), d’organiser une learning expedition à Londres et des Young Awards afin de mettre en avant les jeunes talents.

Quelles actions menez-vous au sein des universités et écoles ?

Nous intervenons dans les universités (Orléans, Panthéon-Assas…), les écoles d’avocats (Erage, Hédac, Ixad, EFB…) et les écoles de commerce (HEC Paris, EM Lyon). Notre but est de proposer, soit des cours qui permettent de sensibiliser à la legaltech, soit des modules plus importants. Nous avons récemment participé au séminaire sur l’intelligence artificielle organisé par l’université Paris-Descartes, à la première édition du Legal Hackathon de l’Erage à Strasbourg, au forum parlementaire de la legaltech organisé par le Sénat, au forum des stages de l’EFB… Nous sommes très agiles et allons tous dans la même direction, celle de l’innovation.

Propos recueillis par Séverine Tavennec

Si vous souhaitez rejoindre l’association, vous pouvez envoyer votre CV et une lettre de motivation à youngavotech@gmail.com

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